Olivier Billiard
Olivier Billiard
 08-04-2009
Olivier Billiard
 
Olivier Billiard, Paris 2009
Olivier Billiard nous a quitté hier 8 avril 2009 et nous regettons notre ami passionné qui nous a accompagné durant toutes ces années…
 
 
Olivier, cher ami,

Tu es parti en silence, en pudeur, très vite.

J'ai eu le privilège de te voir une dernière fois et de ressentir la Paix que tu dégageais. Et aussi une grande douceur, entouré que tu étais de ta femme Bozena, si attentive et aimante et de ta famille.

Il émanait de toi, au-delà de la souffrance du corps, une qualité d'amour et de lien que jamais je n'oublierai. Une tendresse partagée infinie. D'âme à âme.

Au fil des ans, tous les amoureux d'art que nous sommes t'avons croisé dans les événements d'art contemporain d'ici et d'ailleurs, Strasbourg, Paris, Londres, Miami… Toujours accompagné par Bozena, vous viviez votre passion partagée et la faisiez vivre au cœur de débats souvent passionnés. Car passionné tu l'as été, avec ton franc-parler et ta droiture, ton style personnel et unique fait de silences et d'enthousiasmes, d'observation sensible...

Nous aimions observer ta vie d'homme toujours en mouvement, toujours aux aguets et fidèle. Fidèle aux artistes, dont patiemment tu as collectionné les oeuvres au fil des décennies – auras-tu eu le temps de peaufiner ce catalogue raisonné de tes acquisitions auquel tu as consacré cette dernière année ? Fidèle aux amis que ce deuxième métier t'a permis de rencontrer, comme à ceux qui ont constitué ta première moitié de vie. Fidèle à toi-même, à tes choix, à tes engagements.

Le monde, tu l'as sillonné longuement, tu es allé partout, tu pouvais nous parler de Ta Chine, celle qui fermée aux touristes accueillait les hommes de l'art, comme toi, alors que tu étais ingénieur, du Moyen-Orient, et de tous ces pays que tu as arpentés en profondeur, au cœur de la vie.

Tu as construit ta vie, votre vie, en grand, tu étais passionné et savais communiquer cette existence fertile et foisonnante qui grouillait, et que parfois aussi tu cachais derrière ta moustache célèbre d'homme pudique et apparemment stoïque.

Je t'aime, nous t'aimons et notre cœur t'accompagne là où, je l'espère tu croiseras les grands artistes qui ont créé l'Histoire et t'ont nourri de leur propre passion… Fais-nous signe, et raconte-nous de là-bas ta nouvelle vie, celle de ton être profond qu'enfin tu peux laisser rayonner sans limite.
 
Edith Herlemont-Lassiat
Paris, 9 avril 2009

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