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Haptic présente…
 
 
Haptic, qu'est-ce que cela peut bien être ? Un terme que l'on retient facilement, mais qui reste flou. Il fait référence au toucher, aux interfaces haptiques qui permettent aux aveugles notamment de ressentir une œuvre par le toucher. Un mot associé au toucher, aux sens, au fait de ressentir les œuvres de façon inédite. C'est une expression forte, mystérieuse, qui illustre le dynamisme d'un lieu d'exposition associatif et indépendant ouvert depuis un an et demi d'abord sous le nom de Bétonsalon. Ce nom a changé en même temps que le lieu d'exposition pour Haptic.
Haptic
est à l'origine
de projets
qui voyagent
en Europe
Le lieu
L'équipe d'Haptic a été invitée par Antoine de Galbert à présenter sa programmation sous la forme d'une carte blanche de six mois dans un espace créé pour l'occasion, à la Maison Rouge: le vestibule, situé juste à l'entrée de la Fondation. Cette invitation temporaire nous a permis de maintenir une programmation déjà prévue dans notre ancien lieu au cœur du Marais, derrière la Place des Vosges. Cette adresse que nous avons été obligés de quitter suite au retrait du soutien financier de l'artiste autrichien Georg Leutner, qui était à l'initiative de ce lieu créé, en même temps que le Bétonsalon-Vienne, en plein dans le Museums Quarter. Ils avaient chacun deux fonctionnements tout à fait autonomes, mais donnant lieu à des échanges d'expositions d'artistes autrichiens en France et d'artistes français en Autriche.


L'optique d'Haptic
Haptic a pour mission d'exposer des artistes ayant un projet fort plastiquement et intellectuellement, mais qui ne sont, pour la plupart, pas encore soutenus par une galerie ou une institution, et de leur servir ainsi de tremplin. Florentine Lamarche a organisé sa première exposition personnelle au Bétonsalon en juillet 2005, avant de travailler avec la galerie Laurent Godin. Des artistes plus représentés proposent également des projets ou des collaborations, destinés au lieu, afin de montrer leur soutien. Damien Deroubaix et l'artiste philippin Manuel Ocampo (Biennale de Venise, 2001) ont réalisé des toiles en commun à l'occasion de l'exposition d'Haptic en juin dernier.

Le désir de répondre à un maximum de propositions artistiques intéressantes en recherche de lieu, nous a conduits à mener un rythme d'une exposition toutes les deux semaines environ. Ce rythme constitue en quelques sorte la marque de fabrique d'Haptic, destiné à être réactif par rapport à la création qui se fait maintenant. Et il permet, en même temps, d'assurer au temps de l'exposition, une certaine visibilité. Le compromis d'une durée de deux semaines semblait donc être le meilleur.

Haptic est à l'origine de projets qui voyagent en Europe. Dès le début, son association avec le Bétonsalon-Vienne, a permis de mettre en place des échanges entre les deux pays. Au-delà de cet échange franco-autrichien, Haptic souhaite développer des collaborations avec d'autres lieux d'exposition européens, notamment à Londres où nous organisons une exposition d'un collectif d'artistes, les Bad Beuys Entertainment, à la galerie Carter présents dans le cadre du festival "Paris Calling", en novembre 2006. En juillet dernier, l'artiste anglais, Robin Kirsten, a recréé un cabinet dans l'esprit du "cabinet abstrait" d'El Lissitzky mêlant peintures et un assemblage de chevalets à la fois objet et architecture au centre de la pièce, car le visiteur navigue autour.


Les Hapticiens
L'équipe se compose actuellement de cinq personnes bénévoles de différents horizons soit un artiste et quatre commissaires d'exposition indépendantes issues d'une formation en histoire de l'art, arts plastiques… Une multiplicité de formations pour une diversité de points de vue sur l'art et une grande dose d'investissement humain sont les ingrédients d'une bonne recette, c'est-à-dire d'une programmation forte qui n'hésite pas à prendre des risques. Ceci, dans un climat frileux des lieux d'exposition représentant l'art contemporain aujourd'hui, à Paris. En effet, ce type de lieu, libéré des contraintes commerciales ou institutionnelles, se fait de plus en plus rare avec l'exemple de l'espace Public actif depuis sept ans qui va fermer ses portes. Seuls subsistent des lieux engagés comme Haptic, Glassbox, Immanence… Ils se comptent sur les doigts d'une main et leur présence sur la scène culturelle parisienne est actuellement menacée par le manque de lieux d'exposition permanents. Or, c'est la richesse de l'art contemporain que d'avoir une multiplicité de supports aux engagements divers, pour s'exprimer. Nous sommes, à l'heure actuelle, toujours à la recherche d'une structure pérenne après notre passage au Vestibule de la Maison Rouge.
Yseult Chehata
Paris, juillet 2006
 
 
Haptic présente…

Les expositions en cours et à venir :
Pendant tout le mois d'août, Anne-Valérie Gasc, recrée un "blockaus" d'où l'on peut voir à travers une meurtrière, le relevé d'une "explosition" dans le quartier de la Maison Rouge.
www.lamaisonrouge.org
Début septembre, plusieurs artistes issus des Beaux-Arts de Lyon, Cédric Alby, Lamarche/Ovize, Bettina Samson, Sarah Tritz inventent un univers acidulé issu des mangas avec leur projet Kekkai.
Puis, Le Bureau, un collectif de commissaires d'exposition indépendants, clôture la programmation d'Haptic au Vestibule de la Maison Rouge jusqu'à fin septembre
www.haptic.fr

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