Bellezza e BruttezzaBeauté et laideur au Bozar de Bruxelles
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Beauté et laideur, Pieter Brueghel the Younger
Beauté et laideur, Jan Massys, A Merry Company
Beauté et laideur, Frangipane, repas Bachique
Beauté et laideur, Frans Floris de Vriendt
Beauté et laideur, Giovanni Francesco di Luteri, Woman and Satyr
Beauté et laideur, Giulio Campi, The-Chess-Game
Beauté et laideur, Lucas Cranach the Elder, matched couple
Beauté et laideur, Lucas Cranach the Elder, matched Lovers
Beauté et laideur, Master from 1537, Fool Looking through his Fingers
Beauté et laideur, Sandro Botticelli, Allegorical Portrait of a Woman
Beauté et laideur, François Clouet, A Lady in her Bath
Beauté et laideur, Flemish School, Two Fools |
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L'exposition Beauté et laideur à Bruxelles propose une réflexion stimulante sur deux notions fondamentales de l'histoire de l'art. À travers un parcours riche et varié, de Cranach à Botticelli et Bruegel, elle interroge les critères esthétiques qui définissent ce que nous considérons comme beau ou, au contraire, repoussant.
Les œuvres présentées montrent que ces catégories ne sont jamais fixes : elles évoluent selon les époques, les cultures et les sensibilités. Certaines pièces séduisent par leur harmonie et leur raffinement, tandis que d'autres provoquent le malaise ou la fascination en explorant la difformité, l'excès ou la provocation. Stendhal disait que la beauté est la promesse du bonheur. A la Renaissance, la beauté était souvent associée à la vertu et la laideur au vice, à une punition divine. Toutefois, l'exposition réussit surtout à montrer que la laideur peut être une forme de beauté en soi, lorsqu'elle devient un moyen d'expression puissant pour questionner la société, le corps ou les normes esthétiques. Ce dialogue constant entre attraction et rejet rend la visite particulièrement captivante. Comme l'affirmait aussi Léonardo de Vinci : Les beautés et les laideurs se renforcent mutuellement. Simona Nichiteanu
Bruxelles, mars 2026 |