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bassin, détail

Sylvie de Meurville, Le mont d'ici

 
 
 
 
 
Le mont d'ici

Le projet de bassin fait référence au sommet qui surplombe le centre d'art, le Hartzmanwillerkopf, important lieu de combat pendant la première guerre mondiale, où les soldats sont restés face à face pendant quatre ans.
L'histoire de cette montagne personnifiée par les soldats qui l'ont habitée m'est revenue en mémoire. Les reliefs étaient désignées par “cuisse gauche” ou “cuisse droite”, tant l'intimité avec le paysage s'était développée, et bien sûr la phantasmagorie érotique. J'ai toujours été sensible à cette personnification de la nature. Je vois en ses violences et ses ruptures le reflet des passions humaines, un peu à la façon des romantiques ou des peintres chinois.
Ici, le paysage a pris l'échelle humaine, et il est baigné d'eau. L'eau n'est plus cachée sous terre, et joue à part égale avec le corps de pierre. Tout est blanc, comme un mirage ou un rêve.
Le bassin est un chemin, l'eau arrive en s'écoulant doucement par l'extrémité qui est à l'intérieur du bâtiment, elle s'échappe à l'autre bout, à l'extérieur, pour se déverser dans le bassin inférieur, puis alimenter le ruisseau.
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